VERS LE PÈRE, PAR LE FILS, EN UN MÊME ESPRIT

Création : lundi 5 juillet 2010 Mis à jour : lundi 27 mai 2013

1.      Dès le début, les chrétiens ont ressenti la nécessité d´une formule qui puisse exprimer l´essentiel et garantir l´unité dans la profession de foi: un seul Seigneur, une seule foi, un seul baptême; un seul Dieu et Père de tous (Ep 4,5-6). Les résumés évangéliques Ac 2,14-39; 1 Co 15,1-7) et les professions de foi réalisent cette fonction. Ceci étant dit: et nous, comment exprimons-nous l´essentiel de la foi? Quelles questions nous posons-nous à propos du mystère de Dieu? En réalité, nul ne connaît le Fils si ce n´est le Père, et nul ne connaît le Père si ce n´est le Fils, et celui à qui le Fils veut bien le révéler (Mt 11,27). C´est un mystère qui est révélé aux simples (11,25).

2.      Dans les premiers temps, le chrétiens considèrent comme l´essentiel de leur foi la profession de foi. La foi en Dieu, ils l´ont en commun avec les Juifs. Quand il s´agit d´annoncer le point central de la foi chrétienne, c´est la foi en Christ que l´on proclame. Cette profession centrale s´exprime dans de formules brèves: Jésus est Seigneur (1 Co 12,3), Jésus est le Christ (1 Jn 2,22), Jésus est le Fils de Dieu (1 Jn 4,15). La plus grande partie des professions de foi du Nouveau Testament présentent un seul énoncé: la reconnaissance du Christ.

3.      De pair avec la foi au Christ, on prononce fréquemment une profession de foi en Dieu qui est en liaison avec la foi des Juifs: Yahvé, notre Dieu est le seul Yahvé (Dt 6,4). Cette foi en Dieu, fondamentale pour celui qui est Juif, l´est aussi pour Jésus (Mt 22,37) et pour l´Église naissante, qui répète avec confiance la prière de Jésus: Abba! Père! (Rm 8,15; Ga 4,6). C´est pour cette raison que, dans le Nouveau Testament, apparaissent fréquemment des professions de foi composées de deux énoncés. Par exemple: À vous grâce et paix, par Dieu notre Père et le Seigneur Jésus Christ (Rm 1,7).

4.      Dans la première lettre de Saint Clément aux Corinthiens (1º siècle), on trouve ce salut initial:”Que la grâce et la paix  se répandent entre vous de la part de Dieu Tout-puissant par la médiation de Jésus Christ”. Et telle est la salutation finale:”Que la grâce de notre Seigneur Jésus Christ soit avec vous  et avec ceux qui, en tout lieu, sont, par son intermédiaire, les appelés de Dieu” (LXV,2). De même, dans les lettres de Saint Ignace d´Antioche (vers l´année 107) nous trouvons des salutations semblables: À l´Ëglise de Magnésie “ bénie  dans la grâce de Dieu le Père par Jésus Christ, notre Sauveur”. Et aussi: “Je vous envoie mon adieu dans la concorde de Dieu, en possession que vous êtes d´un esprit indiscociable, qui est Jésus Christ” (Magnésiens XV).

5.      Au vu de ces formules binaires, on s´explique que, vers le milieu du IIº siècle, le Juif Triphon puisse accuser les chrétiens de croire en deux dieux (Saint Justin, Dialogue avec Triphon, 11,64 et suivants). Ou encore que le païen Celsus puisse porter une semblable accusation contre le chrétien Origène ( vers 185-254): “ Si eux, dit Celsus, ne servaient pas un autre dieu que le Dieu unique, ils auraient, probablement, face aux autres, une doctrine inattaquable. Cependant, ils vénèrent avec la plus grande démesure cet homme qui est apparu depuis peu, et croient malgré cela, qu´aucune faute n´est commise contre Dieu quand bien même ils vénèrent aussi son serviteur” (Origène, Contre Celsus, VIII, 12).  Dans les écrits de Tertullien (vers 200), nous trouvons cette formule binaire: Examinons cette bienheureuse Église (de Rome), ce qu´elle a enseigné, ce qu´elle a partagé avec les églises africaines: elle reconnaît un seul Dieu et Seigneur, créateur de l´univers, et le Christ Jésus, Fils de Dieu, le créateur (né) de la Vierge Marie, de même qu´elle reconnaît la résurrection de la chair” (De praescriptione haereticorum, 36).

6.      Dans le Nouveau Testament, les formules de trois énoncés sont rares. La plus claire (même si elle semble d´une date postérieure) est celle qui apparaît à la fin de l´Évangile de Saint Mathieu comme commandement de la part du Seigneur ressuscité de baptiser au nom du Père et du Fils et du Saint Esprit (Mt 28,19; cf. Mc 16,16). On cite généralement aussi celle-ci: La grâce du Seigneur Jésus Christ, l´amour de Dieu et la communion du Saint Esprit soient avec vous tous (2 Co 13,13; cf. 1 Co 12,4-6; Ac 19,1-7). Il faut faire remarquer les passages dans lesquels Jésus annonce la promesse de l´Esprit: Lorsque viendra le Défenseur que je vous enverrai d´auprès du Père, l´Esprit de vérité qui vient du Père, il me rendra témoignage (Jn 15,26). Et aussi: Et je prierai le Père et il vous donnera un autre Défenseur, pour qu´il soit avec vous à jamais, l´Esprit de Vérité (14, 26-17; cf. Lc 24,49).

7.      Le théologien allemand M. Schmaus commente ainsi la formule de Mt 28, 19: “Comme au début, selon ce que laissent entrevoir les Actes des Apôtres (2,38; 8,16; 10,48; 19,5) ainsi que Paul (1 Co 1, 36; 6, 11; Ga 3,27; Ro 6,3; Ep 4,5), le baptême était administré au nom de Jésus, cela constituerait la démonstration de l´origine postérieure de la formule contenue dans Mt 28, 19”. En conséquence, cette formule “n´avait pas été configurée par l´un des évangélistes en particulier, mais elle procédait bien de la tradition de l´Église”. À propos de la formule de 2 Co,13, 13, ainsi s´exprime le même auteur: “En référence à l´Esprit, on utilise le génitif objectif; tandis que dans la relation à Dieu et au Seigneur, on utilise le génitif subjectif” (M. Schmaus, El Credo de la Iglesia Católica, Ed. Rialp, Madrid, 1970, pp. 581 et 589).

8.      Dans la Tradition Apostolique, oeuvre écrite vers 215 par Saint Hippolyte, on trouve probablement un reflet de la liturgie romaine de la fin du IIº siècle et du commencement du IIIº. C´est là qu´apparaît la troisième question baptismale, à la suite des deux premières (“Credis in Deum Patrem omnipotentem? Credis in Christum Iesum, Filium Dei”…?): Credis in Spiritu Sancto, et sanctam Ecclesiam et carnis resurrectionem?”. Il est dit: “in Spiritu Sancto”, ce qui renvoie à la formule: Personne ne peut dire:”Jésus est Seigneur” si ce n´est en l´Esprit Saint (1 Co 12,3). En référence au manuscrit grec original du Nouveau Testament, le mot esprit apparaît toujours avec une minuscule.

9.      En prenant pour bases les formules ternaires de la foi et les textes dans lesquels Jésus promet l´Esprit, on a construit une spéculation sur la Trinité. Le mot triade apparaît pour la première fois dans Théophile d´Antioche (vers 181); la triade est la suivante: Dieu, Parole, Sagesse (Ad Autolycum 2,15).  Le mot trinité apparaît chez Tertullien (vers 217); l´Esprit est “la troisième personne” (Adversus Praxean,12; De pudicitia,21). “On connaît bien la formule hellénistique qui, à la suite d´un processus spéculatif extrêment complexe, en partie contradictoire et, en tout cas, long et difficile, reçut son profil classique de la part des trois Pères de la Cappadoce (Basile, Grégoire de Nazianze et Grégoire de Nyssee) au IVº siècle: Dieu est trinaire en “personnes” (hypostase, subsistences, prosope) et, cependant, il est “un” en “nature” (physis, ousía, essence, substance)”  (H. Küng, Ser Cristiano, Ed. Cristiandad, Madrid, 1977, p. 601). Dans le désert d´Antioche, Saint Jérôme (vers 376) manifesta au pape Damase sa perplexité: “La branche arienne appellée les Campenses exige de moi, romain, cette dénomination nouvelle des trois hypostases. Quels sont les apôtres, dis-moi, qui léguèrent ces choses?” (Epistolaire 15,3). Et aussi: “Toute la tradition des lettres profanes  n´entend pas autre chose par hypostase que (ousía) la substance” (15, 4). Et finalement, et s´écartant du champ biblique d´origine et s´introduisant dans  le terrain de la philosophie, la spéculation tente (avec prétention) d´explorer l´intimité de Dieu, que personne ne connaît si ce n´est l´esprit de Dieu (1 Co 2, 11).

10.  Saint Augustin est conscient de l´impossibilité de disserter sur l´ineffable et de répondre à la question de savoir en quoi consistent ces trois êtres: “En effet, qu´ils sont trois, c´est la vraie foi qui nous l´assure, lorsqu´elle nous dit  que le Père n´est Pas le Fils, et que l´Esprit Saint, don de Dieu, n´est ni le Père ni le Fils” (De la Trinité VII,4,7). Et ailleurs il ajoute: “L´Esprit n´est ni le Père ni le Fils, mais bien l´Esprit du Père et du Fils, égal au Père et au Fils, et appartenant à cette unité trinaire” (I,4,7). De plus, “Seul le Père est père, et il n´est pas Père de deux enfants, mais bien d´un Fils unique” (VII,4,7). Et enfin: “ Nous ne voyons pas non plus qu´on parle dans l´Ecriture de trois personnes”, mais il ne dit  cependant pas le contraire (VII,4,8). Saint Augustin tenta de de faire cadrer le Père, le Fils et l´Esprit de façon anthropologique, en analogie avec les facultés de l´homme: mémoire, compréhension et volonté (De la Trinité I,3,5-6). Au XIII º siècle, Saint Thomas d´Aquin poursuivit la même tentative (Somme théologique I,c.27,a.3.).

11.  Ainsi parle le Catéchisme de l´Eglise Catholique: “Suivant la tradition apostolique, l´Eglise avait proclamé en 325,au premier Concile oecuménique de Nicée, que le Fils est “consubstanciel” au Père, c´est à dire qu´il ne forme qu´un seul Dieu avec lui”. Le second Concile oecuménique, réuni à Constantinople en l´an 381, conserva cette expresión dans sa formulation du Credo de Nicée et proclama “ le Fils Unique de Dieu, né du Père avant tous les siècles, lumière née de la lumière, vrai Dieu né du vrai Dieu, engendré, non pas crée, de même nature que le Père”(n.242). La foi en l´Esprit fut formulée ainsi au Concile de Constantinople: “ Nous croyons au Saint Esprit, Seigneur et auteur de la vie, qui procède du Père” (n.245).

12.  M. Schmaus fait ce commentaire: “ Pour exposer la foi, le Concile utilise comme concept-clef celui qui est désigné par le mot homousios (consubstanciel, de même nature), emprunté aux gnostiques”. Et il ajoute: “La lutte pour imposer la doctrine conciliaire remplit les quatrième et cinquième siècles. Au début, il s´agissait de la relation du Fils au Père, sans réfléchir sur la relation de l´Esprit Saint à eux deux. À partir de 360 approximativement, l´Esprit Saint a été inclus dans la discussion, et il lui a été attribué à Lui aussi la homousía , c´est à dire l´égalité dans la possession de l´essence unique” (Schmaus, 600).

13.  Le concile de Nicée fut convoqué par l´empereur Constantin qui intervint personnellement dans les sessions; la présidence du concile était assurée par l´évêque Osio de Córdoba qui résidait à la cour impériale; le pape Sylvestre envoya deux prêtres comme délégués; environ trois cents évêques s´y rendirent, dans leur majorité orientaux; beaucoup repartirent mécontents; ils étaient, en général, contraires à Arius (mort en 336) qui niait la divinité du Christ, mais l´expression “homousía” leur déplaisait, et ils craignaient qu´elle ne soit interprétée dans son sens sabélien ( modalisme de Sabelius, IIIº siècle). De plus, l´origine du credo de Nicée-Constantinople, n´a pas  été totalement éclaircie; nous ne possédons les actes ni de Nicée ni de Constantinople, ce dernier concile ayant été convoqué par l´empereur Théodose; les représentants du pape n´y assistèrent pas; le concile définit la divinité de l´Esprit Saint, mettant ainsi un point final à la question trinitaire; les évêques qui refusaient d´admettre la théologie impériale étaient destitués de leur charge, ou encore exilés. 

14.  Au concile de Chalcédoine (en  451), le credo de Nicée fut lu et approuvé par acclamation, et l´ordre fut donné par les représentants de l´empire de lire ensuite “la foi des cent cinquante Pères de l´Eglise” formulée à Constantinople. Pour finir, et en présence de l´empereur Marcianus, tous les évêques signèrent le credo de Constantinople. Ce credo, que l´on trouve à Rome plus tard, au XIº siècle) développe plus que les précédents l´article troisième sur l´Esprit Saint. Celui de Nicée disait brièvement, selon le texte original grec: “Et (nous croyons) au saint esprit”. Le credo appelé credo des apôtres, et qui dérive de l´ancien credo romain, fut imposé par l´empereur Charlemagne sur tous ses domaines (en 769), et au XIIº siècle il devint le credo officiel de Rome.

15.  La liturgie de la Trinité se propagea en France à partir du VIIº siècle (malgré l´opposition tenace de Rome); le pape Jean XXII l´introduit à Rome en 1334. Et cependant, dans la prédication  ordinaire, bien qu´on parle du Père, du Fils et de l´Esprit, on passe sous silence la doctrine trinitaire. Il est certain que pour la foi chrétienne populaire, peut-être en conséquence du changement de sens dans les mots, la Trinité est souvent prise dans son sens trithéiste (Trois persones, trois dieux), ce qui ne s´ajuste pas aux dones bibliques. DE même que ne s´ajustent pas non plus le monarchisme ou modalisme (une personne avec deux ou trois formes successives de manifestation). Par la spéculation, on en est arrivé à la stérilité d´une controverse entre les Eglises latine et grecque. Saint Augustin avait affirmé que l´Esprit procède du Père et du Fils (Filioque). Cette doctrine fut introduite dans le credo de Costantinople par le pape Benoît VIII en 1014. Et cependant,   les orientaux se maintinrent dans la doctrine selon laquelle l´Esprit procède du Père par le Fils. Les deux interprétations sont, de fait, compatibles.

16.  La formule “gloire au Père, et au Fils, et au Saint Esprit” surgit de la polémique anti-arrienne (IVº siècle). Et cependant, la formule la plus ancienne (qui correspond à la forme classique des prières romaines) est celle-ci: Gloire au Père, par le Fils, en l´Esprit. Et telle est la perspective du Nouveau Testament. Le  problème de fond n´est pas la question de savoir comment trois peuvent être un, mais bien comment il est posible de déterminer conformément aux Ecritures la relation de Jesús à Dieu à la lumière de l´Esprit. Les tentatives d´interprétation qui s´appuient sur des concepts philosophiques (soumis à la caducité, au changement, aux interprétations) ne peuvent être imposées aux croyants en tant qu´expression déterminante de foi.

17.  On commença à spéculer, et à s´éloigner de la Parole de Jesús. On oublia l´avertissement que saint Cyril de Jérusalem (au IVº siècle) adressait à ses catéchumènes: “ Pour ce qui se refère à la nature et à l´hypothèse, ne te mêle pas à ces choses-là! Si les Ecritures nous avaient dit quelquechose sur ce cas particulier, nous en parlerions. Mais puisqu´il n´y a rien d´écrit, gardons-nous de  cette audace.” (Catéchèse 16,24). L´Esprit, dit Jesus, ne parlera pas de lui-même (Jn 16,13), il vous rappellera tout ce que je vous ai dit (14,26;DV 10). Personne ne peut réclamer pour lui-même l´Esprit du Christ en laissant de côté sa Parole.

18.  Au cours de son dernier repas, Jesus le dit à ses disciples: malgré sa mort, ils ne resteront pas seuls, sans défenseur. À partir de ce moment-là, ils seront défendus d´une autre manière, en l´Esprit, puisque la résurrection de Jesús s´accomplit dans la dynamique de l´Esprit (2 Co, 3,17): Je ne vous laisserai pas orphelins. Je reviendrai vers vous... Et ce jour-là, vous reconnaîtrez que je suis en mon Père, et vous en moi, et moi en vous (Jn 14,18-20). Et aussi: Si quelqu´un m´aime, il gardera ma parole, et mon Père l´aimera, et nous viendrons à lui, et nous nous ferons une demeure en lui (14,23;cf. 17,3;Mc 12,35-37;Lc 11,2-4;Jn 8,17-18;10,30;1 Jn 2,1). Et finalement: Mais, lorsqu´on vous livrera... ce n´est pas vous qui parlerez, mais l´Esprit de votre Père qui parlera en vous (Mt 10,19-20; cf. Is 50,9).

19.   Selon l´expérience des premiers disciples, avant Pâques, l´Esprit repose seulement sur Jésus; alors qu´après, il se répand sur le peuple entier (Ac 2,15-21;Jl 2,28-32). Dieu et le Christ Jésus se donnent dans l´Esprit:”L´Esprit Saint est Esprit de Dieu; il est Dieu lui-même en ce qui concerne la force et le pouvoir de grâce qui conquiert l´intérieur, le coeur de l´homme...En tant qu´Esprit de Dieu, il est ............................Esprit du Christ Jésus exalté à la droite de Dieu” (H. Küng, p. 599). Se référer aux équivalences: doigt et esprit (Lc 11,20; Mt 12,28), bonnes choses et esprit saint (Mt 7,11; Lc 11,13). Ces deux formules “Esprit deDieu” et “Esprit du  Christ” signifient le don de l´Esprit qui est fait aux croyants (Rm 5,1-5;9-10;15,18-19;1 Co 3,16;2,20). Le Christ est le Fils de Dieu, et Dieu se donne à nous à travers Lui: Par lui, nous avons, en effet, libre accès au Père, tous deux en un même esprit (Ep 2,18). Ainsi parle Saint Hilaire (vers 356):” Spirituels, nous le sommes tous, si nous avons en nous l´Esprit de Dieu. Mais c´est à la fois l´Esprit de Dieu et l´Esprit du Christ.Et si l´Esprit du Christ est en nous, nous avons aussi en nous l´Esprit de celui qui a ressuscité le Christ d´entre les morts (Rm 8,11)” (Adversus Arrianos 8,21); l´Esprit Saint est don, cadeau (2,1), chose de même nature que le Père et le Fils, pouvoir agissant en Dieu et en Christ (8,23.25.26.31.39).

20.  L´Esprit de Dieu en est arrivé à être tellement Esprit du Seigneur glorifié, que celui-ci non seulement donne l´esprit saint (Jn 20,22), mais encore, par sa resurrection, il devient esprit qui donne la vie (1 Co,15,45). Paul en arrive à dire: Le Seigneur, c´est l´Esprit (2Co 3,17).  Ressuscité à la vie de Dieu, il existe dans la manière d´être et d´agir de l´Esprit, c´est à dire “de l´Esprit en tant que pouvoir par lequel le Seigneur glorifié continue à être présent dans l´histoire du monde, comme principe d´une histoire nouvelle et d´un monde nouveau. De là découle une conséquence décisive, à savoir que la foi en l´Esprit et la foi en l´Eglise en venaient ainsi à coincider: toutes  les deux n´étaient  pas autre chose qu´une seule et même foi en la présence et en l´action de Dieu dans le monde, au-milieu de la vie et de l´histoire des hommes” (J.M.Castillo).      

 

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