59. SOURCE DE SANTÉ. Guérissez les malades

Création : lundi 7 avril 2014 Mis à jour : lundi 15 septembre 2014

 59. SOURCE DE SANTÉ
 Guérissez les malades


1. La parole de Dieu est source de vie: “Ce qui fut en elle était la vie” (Jn 1,4), elle est “source des eaux de la vie” (Ap 7,17), elle est source de santé, parole qui guérit. En annonçant la parole, Jésus guérit le paralytique (Mc 2,1-12); il enseigne et guérit (Mt 4,23). Les guérisons ordinaires et extraordinaires que Jésus réalise sont signes du royaume de Dieu (Mt 11,5). Les disciples sont envoyés pour faire la même chose: “Guérissez les malades, ressuscitez les morts, purifiez les lépreux, expulsez les démons” (Mt 10,7-8). Cela étant dit, dans une société qui réclame pour ses membres l´attention médicale et le soin des malades, des questions se posent: quelle relation existe-t-il entre Évangile et santé? Qu´entendons-nous par santé? Quelle relation existe-t-il entre parole de Dieu et guérison? Comment comprenons-nous la parole de Jésus qui dit: “Guérissez les malades”? Comment affrontons-nous la maladie?
2. Dans la médecine traditionnelle, la santé est définie comme absence de maladie (lésion, disfonctionnement) ou comme “silence du corps et des organes”. Dans la culture occidentale, la santé consiste essentiellement à “aller bien” (bon fonctionnement du corps, vigueur, prestance, exubérance, rendement), et aussi à “se sentir bien”. Et pourtant, nous vivons dans une “société médicalisée” qui nous induit à chercher dans l´administration de médicaments la solution à tous les problèmes; parallèlement, il existe un “courant humanisateur” qui incorpore le concept de personne à la notion de santé: la santé implique toutes les dimensions de la personne. On parle alors de santé physique, psychique, mentale, sociale, relationnelle, morale, spirituelle. INTÉGRALE
3. À d´autres époques, quand on parlait de l´action de l´Église dans le domaine de la santé et de la maladie, on faisait une distinction nette entre l´activité d´assistance et l´activité religieuse. La première était assurée par les médecins et les agents sanitaires, et la seconde était fondamentalement de type sacramentel. D´une certaine manière, le rite de l´onction se juxtaposait superposait à celui des soins. Et cependant, la santé qu´offre l´Évangile ne se réduit pas à un simple rite, elle affecte toutes les dimensions de la personne. Jésus agit dans toutes les occasions où la vie paraît menacée, diminuée, et même supprimée. Il vient “pour qu´on ait la vie et qu´on l´ait en abandance” (Jn 10,10). C´est ce que nous allons voir.
4. En premier lieu, la maladie doit être affrontée médicalement. Cela tombe sous le sens commun: “Aie recours au médecin, (...) car tu as besoin de lui” (Si 38,12). La maladie est un mal, il est mauvais d´être malade, et c´est pour cela que Jésus passe en guérissant (Ac 10,38); elle n´est pas nécessairement un châtiment comme le pensent les amis de Job (Jb 5,17-18), elle est quelquechose d´inhérent à la condition humaine. La maladie nous situe face à notre faiblesse: “Le temps de nos années, quelque soixante-dix ans, quatre-vingts, si la vigueur y est” (Ps 90). Jésus fait tomber le préjujé qui relie de façon inéluctable maladie et péché” (Jn 9).
5. Entrer dans le monde du malade n´est pas facile: il convient de s´y arrêter un peu. Comme le lévite et le prêtre, à la vue du malade rencontré, nous pouvons faire un détour, détourner les yeux, être pressés; mais nous pouvons aussi faire comme le samaritain: le samaritain s´arrête, il découvre ce dont réellement le blessé a besoin, il bande ses blessures, il y verse de l´huile et du vin, le charge sur sa propre monture, il le conduit à une auberge et prend soin de lui. La parabole du samaritain (Lc 10,29-37) montre que quelqu´un sans sa carte de religion peut accomplir réaliser réellement l´Évangile.
6. Les données concernant la maladie appartiennent au domaine privé du malade. Si lui nous le permet, toutes peuvent être connues: les premiers symptômes, examens, diagnostic, traitement, amélioration expérimentée, aggravation de son état, ainsi que la préoccupation personnelle, familiale et professionnelle, l´angoisse pour l´avenir. Tous ces éléments peuvent être resitués dans le contexte de prière qui accompagne la lutte contre la maladie. L´oraison enveloppe l´action; le spirituel accompagne le matériel.
7. La maladie est une situation de difficulté et d´angoisse.  vécue dans la difficulté et dans l´angoisse.   Le malade touche du doigt la fragilité de son être qu´il pensait, jusqu´alors, ferme et sûr. La maladie menace de destruction tout ce que l´homme possède et tout ce qu´il est; le malade est un être humain attaqué jusqu´au plus profond de son être. D´où la difficulté de se mettre à sa place. La maladie peut provoquer différentes réactions: pourquoi cela m´arrive-t-il à moi? Pourquoi cette maladie? Qu´ai-je fait pour mériter cela? Au coeur du désarroi, peut surgir la révolte vis à vis de Dieu, la réaction qui remet en question le sens de la vie (Jb 3,11). Sachant que les réactions du malade sont un défoulement , vanne ouverte, l´attitude requise est celle de l´accueil et de la compréhension.
8. La maladie peut amener le malade à s´attribuer une attention exclusive: son horizon se rétrécit. Peut-être ne lui sont possibles que quelques mouvements, quelques gestes: il s´agit-là d´une situation de dépendance qui modifie sa relation avec les autres. Il peut souffrir de se sentir une charge, ou encore de ne pouvoir partager la situation: “Ceux qui viennent me voir parlent de choses futiles” (Ps 41); l´allongement de la maladie peut aussi produire l´espacement des visites. Jésus s´identifie avec le frère malade: “J´ai été malade et tu m´as rendu visite” (Mt 25, 36). Au coeur de la maladie, tout apparaît à nu: de vieux problèmes relationnels qui font surface, ou encore une réconciliation qui peut aussi intervenir.
La maladie provoque, dans le sein de la famille, une crise qui peut la diviser ou l´unir davantage. Le malade ne peut être compris ni recevoir les soins dont il a besoin sans tenir compte de la famille. Il convient de favoriser le rôle spécifique de la famille et de mettre en place l´aide adaptée pour qu´elle affronte la crise que suppose la maladie. La possibilité de parler ouvertement des problèmes et des difficultés qui surgissent à cause de la maladie allège la souffrance du malade comme celle de la famille.  
10. L´Évangile offre une relation avec Dieu saine et purifiée, une relation de confiance: ”Et nous savons qu´avec ceux qui l´aiment, Dieu collabore en tout pour leur bien les bonnes et les mauvaises” (Ro 8,28). L´expérience de sa présence est salutaire et le malade peut se poser les questions suivantes: que dit Dieu de cette maladie qui est la mienne? Qu´est-il en train de faire à travers elle? En réalité, la réponse n´est pas facile, et il faut prier. La relation saine avec Dieu, spécialement face à la maladie et face à la mort, requiert une purification continuellecontinue suivie: très facilement, nous projetons nos craintes, nos désirs et nos pensées, ce qui a pour résultat de nous empêcher d´entrer en relation avec Lui tel qu´il est d´empêcher la relation avec Lui tel qu´il est (Jb 42,7.13-17). Il vaut mieux ne pas savoir que d´avancer des réponses fausses.
11. Dans les circonstances précaires de leur temps, les disciples appliquent un type de guérison élémentaire: “Ils faisaient des onctions d´huile à nombreux malades et les guérissaient” (Mc 6,13). Il est dit dans la lettre de Saint Jacques: “L´un d´entre vous est-il malade? Qu´il appelle les responsables PRESBYTRES de l´Église et qu´ils prient sur lui après l´avoir oint d´huile au nom du Seigneur. La prière de foi sauvera le patient et le Seigneur le guérira. S´il a commis des péchés, ils lui seront remis. (...) La supplication fervente du juste a un grand pouvoir” (St 5,14-16). L´oraison faite avec avec foi exclut la magie, car elle suppose une relation vivante vive avec le Seigneur.
AU COEUR DE LA FAIBLESSE, DU MALHEUR, DE LA SOLITUDE. DE LA MORT,  yo voy con el Buen Pastor, nada me faltaaaaaaaaaaaa
 12. Comme le dit le Concile, “par l´onction des malades et la prière des responsables, c´est l´Église tout entière qui les confie au Seigneur patient et glorieuxplein de patience et de gloire, pour qu´il les soulage et qu´il les sauve” (LG 11; cf. SC 73); “l´homme, lorsqu´il tombe gravement malade, a besoin d´une grâce spéciale de Dieu pour que, dominé par l´angoisse, son courage ne faiblisse pas et que, au plus profond de l´épreuve, sa foi ne s´affaiblisse pas” (RU 5). De cette manière, la douleur face à la maladie et à la mort devient humaine: c´est à dire supportable avec paix et espérance. Vécu ainsi, LE MALADE ÉVANGÉLISE depuis son lit de malade.
13. L´évangile de Jean présente plusieurs guérisons: et ces guérisons se font “signes”, c´est à dire qu´elles se transforment en “actions signifiantes, qui signifient ou symbolisent des vérités-réalités profondes” (Dodd, p. 182). La guérison du fils du fonctionnaire royal, à Cana de Galilée, est le deuxième signe que Jésus réalise. Un homme dont le fils était malade à Capharnaüm avait appris que Jésus se trouvait en Galilée et il s´en fut le trouver pour le prier d´aller guérir son enfant. Jésus lui dit: “Si vous ne voyez des prodiges et des signes, vous ne croirez pas!”. Et l´homme insistait: “Seigneur, viens, avant que mon fils ne meure”. Jésus lui dit alors: “Va, ton fils est vivant”, et l´homme crut dans la parole de Jésus et il se mit en chemin. Alors qu´il se rendait chez lui, ses serviteurs, venant à sa rencontre, lui annoncèrent que son fils était vivant. Comme père demandait à quelle heure son état s´était amélioré et que la réponse des serviteurs fut : “Hier soir, à la septième heure, il a cessé d´avoir de la fièvre”, alors il constata que c´était l´heure à laquelle Jésus lui avait dit: “Ton fils est vivant”. Et ils crurent, lui et toute sa famille (Jn 4, 46-54).  
14. Nous allons voir la guérison du paralitique dans la piscine de Bethesda. On célébrait, ce jour-là, une “fête des Juifs” et Jésus monta à Jérusalem. À côté de la Probatique (la porte des troupeaux) se trouve une piscine qui, en hébreu, s´appelle Bethesda et comporte cinq portiques. Sous ces portiques, gisait “une multitude de malades, aveugles, boiteux, paralitiques, qui attendaient le bouillonnement de l´eau (...). L´ange du Seigneur descendait par moments dans la piscine et agitait l´eau; le premier alors à y entrer, après que l´eau avait été agitée, recouvrait la santé quel que fût son mal”  (Jn 5, 1-4). Des fouilles réalisées dans cette zone ont révélé l´existence d´une piscine dont les restes sont interprétés comme “les fondements de portiques qui entouraient la piscine et la traversaient par le milieu, la divisant ainsi en une piscine supérieure et une piscine inférieure” (Dodd, 188). Il existait aussi d´autres piscines plus petites, liées à un “sanctuaire païen de guérison” (note BJ). Les cinq portiques sont “un symbole des cinq livres de la Loi”, ceux du temple étant “le lieu réservé à l´enseignement officiel de la la Loi”, celle-là même qui opprime le peuple (Mateos-Barreto, p. 267). Avec l´Évangile, la parole de Dieu devient est une piscine qui comporte cinq portiques (les cinq premiers livres de la Bible): beaucoup de malades attendent qu´on les y plonge pour y être guéris.
Ainsi “il y avait là un homme qui était malade depuis trente-huit ans. Jésus, le voyant étendu et apprenant qu´il était dans cet état depuis longtemps déjà, lui dit: Lève-toi, prends ton grabat et marche. Et aussitôt l´homme recouvra la santé; il prit son grabat et il marchait. Or c´était le sabbat, ce jour-là. Les Juifs dirent donc à celui qui venait d´être guéri: C´est le sabbat, il ne t´est pas permis de porter ton grabat civière. Il leur répondit: Celui qui m´a guéri m´a dit: Prends ton grabat et marche. Ils lui demandèrent: Quel est l´homme qui t´a dit: Prends ton grabat et marche? Mais celui qui avait été guéri ne savait pas qui c´était; Jésus en effet avait disparu” (5,5-13).
16. C´est une question d´immersion. Dans l´évangile de Marc, après avoir surmonté des obstacles, quatre personnes introduisent le paralytique dans cette maison pleine de disciples où Jésus annonce la parole. Jésus, voyant leur foi, dit au paralytique: “Tes péchés te sont remis”. Jésus pardonne la faute qui paralyse et qui fait obstacle à la guérison. Comme il y avait dans l´assistance, quelques scribes qui pensaient en eux-mêmes: “Comment celui-ci parle-t-il ainsi? Il blasphème! Qui peut remettre les péchés sinon Dieu seul?”, Jésus leur dit: “Pourquoi de telles pensées dans vos coeurs? Quel est le plus facile, de dire au paralytique: Tes péchés te sont remis, ou de dire: Lève-toi, prends ton grabat et marche? Eh bien pour que vous sachiez que le Fils de l´homme a le pouvoir de remettre les péchés sur la terre, je te l´ordonne, dit-il au paralytique, lève-toi, prends ton grabat et va-t´en chez toi.” Il se leva et aussitôt, prenant son grabat, il sortit devant tout le monde, de sorte que tous étaient stupéfaits et glorifiaient Dieu en disant: “Jamais nous n´avons rien vu de pareil” (Mc 2,1-11).
17. À l´aveugle de naissance, Jésus dit d´aller se plonger dans la piscine de Siloé: “Va te laver à la piscine de Siloé” -ce qui veut dire: Envoyé. L´aveugle s´en alla donc, il se lava et et revint en voyant clair” (Jn 9). À l´époque de Jésus, “que se baignent des prosélytes dans la piscine de Siloé (...) ne devait pas être quelquechose de rare” (J.Jeremías, 332). La tradition vivante de l´Église trouve dans la piscine un symbolisme baptismal. Le baptême est ce “bain de régénération” (Tt 3,5) réalisé dans la “sainte piscine” (Saint Cyrille de Jérusalem, Catéchèses XX, 4). Le baptême par immersion des premiers chrétiens en est l´expression la plus claire; dans la crypte de la cathédrale de Milan, d´ailleurs, se trouve la piscine dans laquelle aurait pu être baptisé Saint Augustin (an 387). La piscine, c´est la communauté dans laquelle l´homme guérit de son aveuglement originel.
18. Mais revenons au paralytique de Bethesda: “Plus tard, Jésus le rencontre dans le Temple et lui dit: Voilà, tu as recouvré la santé; ne pèche plus, de peur qu´il ne t´arrive pire encore. L´homme s´en fut raconter aux Juifs que c´était Jésus qui lui avait rendu la santé. C´est pourquoi les Juifs persécutaient Jésus: parce qu´il faisait ces choses-là le jour du sabbat. Mais il leur répondit: Mon Père est à l´oeuvre jusqu´à présent, et moi aussi je travaillej´oeuvre. Ainsi les Juifs n´en cherchaient que davantage à le tuer  puisque, non content de violer le sabbat, il appelait encore Dieu son propre Père, se faisant l´égal de Dieu” 5,14-18). On accuse Jésus de se déifier lui-même.
19. Voici quelle est la réponse de Jésus: “En vérité, en vérité, je vous le dis, le Fils ne peut rien faire de lui-même, qu´il ne le voie faire au Père; ce que fait celui-ci, le Fils le fait pareillement. Car le Père aime le Fils et il lui montre tout ce qu´il fait; et il vous montrera des oeuvres plus grandes que celles-ci, à vous en stupéfier” (5,18-20). La relation de Jésus avec Dieu est la plus grande qui existe: “Le Père et moi, nous ne faisons qu´un” (10,30), “le Père est plus grand que moi” (14,28). Conformément au Concile de Nicée (325) qui affirme que “le Père n´est pas plus grand que le Fils”, on utilise des formules nouvelles: “Vrai Dieu né du vrai Dieu”, “de la même nature que le Père”, et on en vient à penser que “ les réponses de l´Écriture ne sont plus adaptées” (Brown, pp. 64 et 78). EN Sommes-nous bien sûrs qu´elles ne le sont plus? ET POURTANT,, “L´Écriture ne peut être récusée”, affirme Jésus (Jn 10,35).
20. “Des oeuvres plus grandes encore”? De quelles oeuvres s´agit-il? La parole de Dieu non seulemnt crée et guérit, mais encore elle ressuscite et elle juje: “Comme le Père en effet ressuscite les morts et leur redonne vie, ainsi le Fils donne vie à qui il veut. Car le Père ne juje personne, il a donné au Fils le jujement tout entier (...); en vérité, en vérité, je vous le dis, celui qui écoute ma parole et croit à celui qui m´a envoyé a la vie éternelle et il ne tombe pas sous le jujement, mais il est passé de la mort à la vie” (5,21-24). “Qui croit en lui n´est pas jujé” (3,18).  Ces réalités sont passées dans l´oubli, enfouies dansSOUS  une vieille tradition qui inspire la peur de la mort et la peur du jujement.
21. REMETTONS LES PENDULES À L´HEUREIl faut remettre les pendules à l´heure: la résurrection et le jujement sont des oeuvres de Dieu que Jésus réalise pleinement dès aujourd´hui: “En vérité, en vérité, je vous le dis, l´heure vient –et c´est maintenant- où les morts entendront la voix du Fils de Dieu, et ceux qui l´auront entendue vivront. Comme le Père en effet a la vie en lui-même, de même a-t-il donné au Fils d´avoir la vie en lui-même et il lui a donné pouvoir d´exercer le jujement parce qu´il est Fils d´homme. N´en soyez pas étonnés, car elle vient l´heure où tous ceux qui sont dans les tombeaux entendront sa voix et sortiront: ceux qui ont fait le bien, pour une résurrection de vie; ceux qui auront fait le mal pour une résurrection de jujement” (5,25-29). Les signes que Jésus réalise donnent témoignage de Lui, ainsi que l´Écriture: “Les oeuvres que le Père m´a donné à mener à bonne fin (...) me rendent témoignage”. “Vous scrutez les Écritures parce que vous pensez avoir en elles la vie éternelle, et ce sont elles qui me rendent témoignage” (5,36-39).
•    Dialogue: la parole de Dieu est-elle source de santé? Comment comprenons-nous la parole de Jésus qui dit: “Soignez les malades”’ Comment affrontons-nous la maladie?
     Le chapitre 5 de Jean est un test qui nous permet de nous situer:
-    participant à la célébration officielle d´une religion morte
-    sous le portique de la piscine, au milieu de la multitude des malades qui attend d´être guérie
-    atteints de paralysie, sans
-     pouvoir faire un pas, en attente de quelqu´un qui nous plonge dans la piscine
-    attendant que se mette en marche la source de la santé
-    en dialogue avec Christ, à l´écoute de sa parole
-    faisant preuve d´initiative personnelle, en chargeant notre civière sur notre dos, en faisant des pas, en avançant
-    en plongeant des malades dans la piscine.